Thomas Pesquet sera l’acteur de la première performance artistique réalisée dans l’espace.

Lors de son séjour de six mois à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS) qui débutera en novembre 2016, le spationaute français de l’ESA Thomas Pesquet réalisera, à l'initiative de l'Observatoire de l'Espace du CNES, Télescope intérieur, une expérience artistique imaginée par l’artiste international Eduardo Kac.

Thomas Pesquet s’entraîne à la réalisation de Télescope intérieur guidé par Eduardo Kac au Centre des Astronautes européens de Cologne © Virgile Novarina
homas Pesquet s’entraîne à la réalisation de Télescope intérieur
guidé par Eduardo Kac au Centre des Astronautes européens de
Cologne © Virgile Novarina


A l’occasion de la prochaine mission Proxima à bord de l'ISS, l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire arts-sciences du CNES, propose un projet artistique qui n’existe qu’en apesanteur. Télescope intérieur est une poésie spatiale imaginée par l’artiste Eduardo Kac, une œuvre de papier où le langage libéré des contraintes de la pesanteur est vecteur d’une expérience inédite.

En inscrivant dans son programme de recherche à bord de l’ISS un dispositif poétique, l’Agence spatiale européenne nous rappelle qu’explorer et expérimenter ne sont pas l’apanage des sciences et techniques, et que la culture et la création artistiques forment une composante majeure de la vie humaine, notamment dans un environnement qui la force à se réinventer.

Ainsi que le précise Hugues Marchal, professeur de littérature moderne et contemporaine à l’Université de Bâle, « le dispositif imaginé par Eduardo Kac lance une question aux spécialistes de l’espace comme au reste du public : quel type d’écriture et quelle expérience de l’écrit peut-on concevoir, non pas à propos de l’Espace, mais en son sein, avec ses outils et ses contraintes ? »

Représentant d’une parcelle de l’humanité exportée dans l’espace, Thomas Pesquet incarne un point vivant, à qui revient la réalisation de cette œuvre de Poésie Spatiale. C’est en partant de l’individu comme un expérimentateur qu’Eduardo Kac propose d’engager une méditation sur notre avenir sur la Terre et sur notre présence dans l’univers. Détaché de notre planète natale, Télescope Intérieur devient, par l’intermédiaire de Thomas Pesquet dans l’ISS, un instrument d’observation et de réflexion poétique pour réinventer notre rapport au monde.

Rencontre Eduardo Kac et Thomad Pesquet à Cologne