Des écrivains en impesanteur
Pierre Meunier à bord de l'Airbus Zéro G


Le 31 mars 2010, Pierre Meunier, personnalité atypique du monde du théâtre et du cirque, volera à bord de l’Airbus Zéro-G lors de sa résidence dans le cadre du programme Des écrivains en impesanteur avec l’Observatoire de l’Espace du CNES.

Des écrivains en impesanteur est un programme entrepris par l’Observatoire de l’Espace du CNES qui permet à des artistes de rendre compte de leur expérience de l’absence de gravité. L’Airbus A300 Zéro G est un lieu d’expérimentation scientifique. L’avion, spécialement aménagé, effectue lors de chaque vol une série de 30 paraboles. Il est alors en chute libre pendant 20 à 25 secondes, ce qui crée une situation de microgravité.

En 2006, la chorégraphe Kitsou Dubois avait déjà volé à bord de l’appareil. Cela a donné lieu à la création des spectacles Analogies, puis Traversée, en 2009, en collaboration avec l’écrivain Sonia Chiambretto qui avait également participé à l’une des campagnes de l’Airbus Zéro G.
Après une première collaboration avec l’Observatoire de l’Espace pour L’Espace s’envole, Pierre Meunier sera le troisième artiste en résidence dans le cadre du programme Des écrivains en impesanteur. A travers celui-ci, il poursuivra son travail théâtral et cinématographique sur la lutte entre Léopold Fliegestein, personnage qu’il incarne à la scène, et son ennemie déclarée, la pesanteur. Il fera l’expérience du vol libre en micropesanteur. Cela lui permettra d’approfondir sa réflexion sur une question qui le hante : « le cogito pondéral, à savoir : faut-il peser pour être ? » Lors du vol, il suivra l’expérience d’une équipe de chercheurs du CNRS qu’il a préalablement rencontrée, qui travaille sur l’adaptation des représentations internes à la microgravité.



A la suite de ce vol, Pierre Meunier créera un récit sonore pour le service Fictions de la radio France Culture, constitué de textes, ainsi que de sons capturés sur l’avion. Son travail, sur la réponse de l’esprit et de la pensée une fois libérés de l’entrave de la pesanteur, se formalisera également par la création d’une petite forme théâtrale à l’Echangeur de Bagnolet en novembre 2010. Il poursuivra sa collaboration avec l’Observatoire de l’Espace, notamment par l’écriture d’un texte pour la prochaine publication de sa revue, Espace(s) n°7.