L’Observatoire de l’Espace présentera trois œuvres créées pour l’occasion de Nuit Blanche, le 7 octobre 2017, au siège du Cnes à Paris

Antoine Belot, Sylvie Bonnot et Johan Decaix vont créer des œuvres à partir d’archives documentaires issus du domaine spatial.

A la suite de l’appel à projets lancé aux artistes plasticiens, la commission réunie par l’Observatoire de l’Espace a retenu les projets d’Antoine Belot, Sylvie Bonnot et Johan Decaix. Ils seront présentés dans le cadre d’une exposition au siège du Cnes lors de la Nuit Blanche 2017, le 7 octobre prochain. Pour cette édition, l’Observatoire de l’Espace s’intéresse à la notion de réseaux et à la dynamique collaborative de la chaîne de création spatiale au travers des archives témoignant des débuts de l’activité ballon dans les années 1960.

Antoine Belot travaille depuis deux ans sur la question de simulation et s’intéresse tout particulièrement aux techniques de réalités virtuelles et à l’animation en 3 dimensions dans des dispositifs interactifs qui interrogent le rapport de pouvoir entre une œuvre et son spectateur, mais aussi l’appréhension sensible d’une installation dans un espace d’exposition. Pour la Nuit Blanche, Antoine Belot s’interroge sur le paradoxe qui existe entre l’apparente simplicité d’un ballon et l’ingénierie nécessaire à sa création, entre sa légèreté et sa capacité à enregistrer une expérience scientifique précise.

La pratique artistique de Sylvie Bonnot met la photographie à l’épreuve du procédé de la Mue, développé par l’artiste comme un moyen de creuser l’espace de recherche autour de l’image. Il s’agit de retirer la gélatine qui couvre des photographies souvent statiques prises par l’artiste pour que l’image se révèle autrement, au-delà du motif, pour laisser toute leur place à la forme, aux attitudes, aux lignes. Avec « Les aéroplis », Sylvie Bonnot poursuit ce travail et propose une étude formelle des ballons stratosphériques sur un principe de mue en relief, en référence aux vues en moyen format des étapes du gonflage d’un ballon qui permettraient de fragmenter leur transformation, du fuseau au tétraèdre, de la forme contenu dans le hangar à son déploiement dans les airs.

Sous la forme d’un documentaire, c’est une nouvelle aventure spatiale que se propose de filmer et de mettre en scène Johan Decaix : un homme face à son rêve qui veut photographier la courbure de la terre et la limite de l’espace en s’envolant grâce à un ballon stratosphérique. L’illusion comme paradigme artistique. Constructeur-bricoleur-narrateur infatigable, l’artiste bâtira pour la Nuit Blanche un nouveau lieu d’utopie spatiale où, parmi les ballons stratosphériques et l’imaginaire « d’en haut » qu’ils suggèrent, se cache une certaine idée de ré-enchantement.



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