Théâtres du Globe

Du 19 au 24 juillet 2010, l’Observatoire de l’Espace a participé à la manifestation Théâtres du Globe, qui s’est déroulée lors des Rencontres d’Eté à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, pendant le Festival d’Avignon. Performances, lectures et théâtre étaient au programme.

L’Observatoire de l’Espace donnait à voir la Terre comme une scène spatiale, à travers différentes propositions. Tout d’abord, la collaboration avec des artistes pour des performances théâtrales,élaborées à partir d’archives de l’Espace, de rencontres avec des scientifiques et autour d’équipements spatiaux. Ainsi, Valérie Cordy a présenté les Astéroïdes(performance solo avec mon ordinateur) et s’est associée à Christophe Bruno et Jean-Claude Dargeant pour The Ultimate Company. Frédéric Ferrer est devenu conférencier pour Les Vikings et les satellites et Joris Mathieu et la Compagnie Haut et Court ont promené leur numéro forain, le Komarov Museum Mobil.

Dans leurs propositions théâtrales, l’Espace est devenu alors thématique, métaphore ou contexte du récit.


© Franck Bauchard

L'Observatoire de l'Espace a également proposé la mise en voix des textes de Thomas Clerc, Renée Gagnon, Claire Guezengar et Noëlle Renaude, issus de sa revue Espace(s) n°6, par les comédiens Gilles Chabrier et Muriel Coadou.

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Astéroïde
Valérie Cordy

« Et s’il était possible de rediriger le tourbillon d’informations, fausses, vraies, significatives et signifiantes, de donner du sens au tourbillon d’octets dans lequel nous baignons ? Et si ce tourbillon était plutôt une vague dans un éther, au sens des physiciens du XIXe siècle qui tentaient de décrire les propriétés de l’Espace ? Et si nous étions tous des « étheronautes » errants plutôt que navigants, […] peinant à résister à la tentation de nous diriger instinctivement vers les lumières des lampadaires de la culture de masse pour tenter de maîtriser nos angoisses ? […] L’astéroïde s’empare des moyens technologiques contemporains : sons, images, internet et sa foison d’outils, de témoignages, de bouteilles à la mer pour les déconstruire et les resynthétiser en performances ». L’Observatoire de l’Espace a fourni à Valérie Cordy des éléments de compréhension de phénomènes observables par satellite et un matériau iconographique, notamment sur les marées terrestres et la météo des océans.

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Komarov Museum Mobil
Joris Mathieu et la compagnie Haut et Court

En 1967, Vladimir Komarov disparaît alors qu’il effectue une mission à bord de Soyouz 1. Lors de la descente, le parachute principal ne se déploya pas et le module de descente percuta le sol. Haut et Court ouvre des portes sur une « uchronie » : et si Vladimir gravitait encore dans l’Espace, profitant de sa position de satellite pour observer le théâtre du globe ? La compagnie continue d’orchestrer la rencontre entre le monde des morts et celui des vivants et explore sans gravité l’espace noir et le point de vue qu’il offre sur le monde. L’Observatoire de l’Espace a permis d’étoffer l’univers autour de Komarov en lui donnant accès à des images d’archives, des éléments documentaires et instumentaux de l’univers spatial.

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Les Vikings et les satellites
petite conférence sur l'importance de la glace dans la compréhension du monde (climato-sceptiques, réchauffistes et Groenland)

Frédéric Ferrer

« Mille ans après leurs premières migrations, les Vikings continuent de semer la pagaille dans le monde. Leur "expérience" du changement climatique et leur héritage sont aujourd’hui l’objet d’interprétations contradictoires. Les satellites peuvent-ils nous aider à comprendre la bataille qui se joue ? Que nous disent-ils de la calotte glaciaire ? de la banquise ? du Groenland ? Pour cette proposition j'ai travaillé en lien avec l'Observatoire de l'Espace du CNES qui m’a donné accès à un corpus d’imagerie satellite sur les glaces. Il m’a permis également de rencontrer Frédérique Rémy, glaciologue, avec laquelle nous avons évoqué la fonte des glaces, le Groenland et l’Antarctique aussi... »

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The Ultimate Company
Christophe Bruno, Jean-Claude Dargeant et Valérie Cordy

En 1950, à Los Alamos, le célèbre physicien Enrico Fermi propose un calcul pour évaluer le nombre probable de civilisations dans notre galaxie. Sa conclusion : les extra-terrestres, s'ils existaient, devraient nous avoir rendu visite depuis longtemps. En partenariat avec l'Observatoire de l’Espace, l'agence de gestion des risques artistiques The Ultimate Company posait la question, "Le capitalisme est-il d'origine extra-terrestre ?" et mettait en place des protocoles pour la surveillance de la colonisation de l'intime et de la marchandisation des processus créatifs. The Ultimate Company a également proposé diverses interventions transmedia autour d'outils et de modèles financiers qui ont fait le succès d’Enron, des crédits subprime et des Hedge Funds, adaptés ici au marché des arts vivants.