Soirée de fin de résidence Cosmothropos à la Fabrique de Théâtre en Belgique

L'Observatoire de l'Espace lançait en 2013 un appel à création scénique autour du corpus photographique collecté au cours du projet Cosmothropos. Cet inventaire participatif a permis de relever, dans l'espace public français, de multiples évocations de l'Espace, répertoriées grâce à des photographies prises par des citoyens. Quatre créations ont vu le jour suite à cet appel à création.
Le 30 janvier 2014, lors d'une présentation publique, Isabelle Bats, Véronique Binst et Gwénnaëlle La Rosa, Marguerite Danguy-des-Déserts, Amandine Léonard et Alessia Wyss, ont présenté leurs propositions inspirées par les traces de l'Espace sur Terre.

Deux ans après le lancement du projet collaboratif Cosmothropos – tout un chacun était invité à explorer le territoire pour photographier des traces de l'Espace – et faisant suite à l'ouvrage d'observations et de créations Cosmothropos, les empreintes de l'espace sur Terre, le corpus impulse en 2014 de nouvelles propositions artistiques.

Les désirs et fantasmes suscités par l'univers spatial, les connaissances culturelles et scientifiques dont témoignent les éléments révélés par les contributeurs de Cosmothropos ont touché, par leur richesse, les sensibilités de chacune des artistes. Immergé dans le creuset de leurs savoirs et imaginaires personnels, ce matériau, ainsi que les échanges avec l'Observatoire de l'Espace, s'est trouvé plongé au cœur de leurs processus créatifs. Cette nouvelle expérience, menée en coproduction avec la Fabrique de Théâtre en Belgique, a conduit à la réalisation de quatre formes d'une étonnante variété. La performance de Véronique Binst et Gwénnaelle La Rosa, « Le cosmos nous fait rêver » a été présentée le vendredi 21 mars 2014, à l'occasion du Festival Sidération.

Créations :

Véronique Binst et Gwénnaelle La Rosa

Le cosmos nous fait rêver
Véronique Binst et Gwénnaelle La Rosa

En ouverture de la soirée, vêtues de combinaisons de laboratoire, les deux comédiennes invitaient le public à embarquer à bord « un vaisseau hybride pour un vol à destination multiples ». Un carrousel miniature, divisés en plusieurs espaces, était le lieu d'un étonnant théâtre d'objet. Marionnettes et autres objets - lunettes astronomiques, panneaux signalétiques indiquant la « Rue du Soleil », la « Voie Cerès » ou d'autres éléments issus de Cosmothropos, devenaient par le maniement des artistes, instigateurs de récits.
Évoluant d'un univers à l'autre, les comédiennes caméra au poing, filmaient en plan rapproché la sculpture et les scénettes qui s'y jouaient. En fond de scène, un écran donnait à voir le film en cours de réalisation. Comme un tour de magie dont on nous révèlerait le « truc », cette proposition curieuse et onirique, le petit manège de deux artistes, donnait par contagion le plaisir du jeu.



Café de l'univers
Isabelle Bats 

Soutenant de sa seule présence sur scène la vive attention de son auditoire, Isabelle Bats installée comme au comptoir, livrait la force d'un texte et l'ardeur de son interprétation dans une performance orchestrée au travers des mots et leurs dérivés, recueillis parmi les traces spatiales de Cosmothropos.
Jouant comme souvent d'une habile économie de moyen, chaque élément scénographique prenait dans son jeu une nouvelle puissance d'évocation. Comme une invitation au voyage, Isabelle Bats déployait sa collection de billes pour composer au sol une constellation, un univers entier sorti de sa poche, pour raconter les chemins de vies et des histoires d'amour.

Marguerite Danguy-des-Déserts

Danse avec un homme volant
Marguerite Danguy-des-Déserts

La lumière révélait petit à petit la marionnettiste, debout au milieu de la scène, vêtue de bras à rallonge faits de papier de soie blanc. Dans un lent mouvement giratoire, ces longues prothèses s’élevaient contre la gravité. Ce préambule annonçait une performance en plusieurs fragments de mouvements aériens, dansés par les marionnettes-sculptures, les Flagmen. Sur un accompagnement musical et celui d’une projection vidéo reprenant des images de Cosmothorpos, ces Flagmen, voyageaient dans l’espace, dans une quête de liberté, de la durée, de la distance, effleurant parfois de leurs membres volatils le public charmé.

Les pieds sur Terre

Les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles
Amandine Léonard et Alessia Wyss 

En prenant comme point de départ le corpus photographique rassemblé lors du projet Cosmothropos, Amandine Léonard et Alessia Wyss ont tissé des relations inattendues entre les empreintes terrestres et des phénomènes cosmiques. Dans une chorégraphie de gestes et de mouvements, Alessia Wyss incarnait une créature d'un autre monde. En réponse aux mœurs étranges de cet être, Amandine Léonard était sur scène la voix du terrien observant plein de trouble, l'habitant d'un environnement extraterrestre. Une cage de lumière séparait les deux protagonistes de cette pièce qui questionnait les rapports des l'Homme à son environnement.

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