« Kandinski et Paul Klee ont, en leur temps, tenté de répertorier les équivalences entre signes visuels et sonores. Le Bauhaus, les expérimentations dadaïstes et futuristes, puis à partir des années 50 les travaux de compositeurs tels que John Cage, Earle Brown, Cornelius Cardew ou Morton Feldman ont prolongé ces prémisses, interpellant les interprètes, leur demandant réflexion et engagement.

Aujourd’hui, nous relisons certaines de ces oeuvres qui ont en commun une prise en charge par l’interprète d’une partie de la composition dans une interactivité parfois proche de l’improvisation. »

Laborintus, au sujet du principe des sonographies

Pour cette Sonographie, trois pièces, toutes liées à l’espace, ont été enchaînées, formant au final un tout. La première, Serenata per un satellite, a été composée en 1969 par Bruno Maderna ; son titre parle de lui-même. Venait ensuite Le voyage de la larme, de la compositrice Tona Scherchen, dont la partition indique que la partie voix soliste doit être jouée en tenue de cosmonaute. L’ensemble s’est fini sur une adaptation française du morceau de Sting joué par le groupe Police, Walking on the moon... un autre titre évocateur !


Sonographie
Une improvisation musicale de Laborintus. Avec Hélène Breschand, Sylvain Kassap, Franck Masquelier, Anaïs Moreau et César Carcopino.
17/22