Les représentations de l'Espace : exposition au CNES

Pour les Journées européennes du patrimoine, l’Observatoire de l’Espace a mis en scène la diversité des représentations engendrées par une aventure de plus d’un siècle entre les hommes et l’espace.

Dans le hall du CNES, la manifestation était organisée autour de quatre thèmes :

Les bases spatiales, illustrées en particulier par un diaporama sur la base d’Hammaguir, en Algérie. Cette base fut témoin de l’activité militaire et spatiale de la France après la seconde guerre mondiale et avant l’indépendance. Construit à partir de documents d’archives militaires et de fonds privés, ce diaporama permettait au public de découvrir un site aujourd’hui disparu, ses installations techniques (cinéthéodolites, rampes de lancement, radars, récepteurs…) et la vie quotidienne de ses hommes. Des photos d’Henri Cartier Bresson, envoyé en reportage par le CNES en 1967, les montrent en réunion, en action, en médiation... Ce diaporama prend place dans le cadre d’un inventaire du patrimoine spatial immobilier initié début 2007 par l’Observatoire de l’Espace .

D’autres éléments illustraient cette thématique, tels que la maquette animée de la station spatiale de réception de Pleumeur Bodou, une architecture imaginaire d’une base lunaire, des extraits de films de fiction ( Frau im mun de Fritz Lang et On ne vit que deux fois deLewis Gilbert) ou encore des dessins et photos du designer Raymond Loewy .

Concernant l 'arrachement, des jouets, des objets du design et des tableaux d’art contemporain avaient été sélectionnés ainsi que des objets scientifiques. Furent ainsi présentés une maquette de montgolfière infrarouge, la fusée d’Hergé, des lampes des années 50, un tableau de Miguel Chevalier et encore une chambre de combustion du moteur Viking et le magnifique costume d’Alain Germain inspiré du moteur Vulcain d’Ariane 5.

L'ailleurs fut pour sa part illustré par des éléments comme la météorite Canyon Diablo de 400 kg, une carte d’observation infrarouge de Mars, l’instrument Oméga qui l’a produite, une bande dessinée de « Zig et Puce » et trois films d’artistes : Signature Terre, de Pierre Comte, Cosmic Dancer, d’Arthur Wood et Brilliant Noise, des Anglais Semiconductor.

-Enfin le thème du retour était représenté par le Frecopa (module spatial ayant séjourné six mois dans l’Espace), la guenon Martine naturalisée et installée dans une tête de fusée Vesta, un diaporama d’enveloppes postales, des jeux de société, le premier euro ayant volé dans l’Espace et une robe de Pierre Cardin intitulée « Terre-Lune ».

Diffusé en boucle pendant ces deux jours, un programme de courts-métrages autour des différents thèmes abordés dans l’exposition permettait de se remémorer pour certains, de découvrir pour d’autres, la diversité des représentations produites par les activités spatiales.

Hors thématique, un montage de 23 chansons faisant référence à l’Espace fut diffusé pendant les deux jours de la manifestation. Composé d’œuvres contemporaines (de 1939 à 2006) assemblées chronologiquement, il offrait au public une nouvelle façon de suivre l’évolution des représentations de l’Espace à travers la diversité des styles musicaux : de la chanson à texte française (Charles Trénet) à la pop anglaise (Police, David Bowie), en passant par le jazz, la chanson enfantine, le rap (MC Solaar), le slam et l’électro, on découvrait là une autre facette du patrimoine culturel de l’espace

Les bases spatiales

  Maquette de l’antenne cornet de
Pleumeur-Bodou - 1962

En 1962, la commune de Pleumeur-Bodou est le théâtre de la première télécommunication transatlantique par le satellite Telstar : cette liaison fut réalisée avec Andoven aux Etats-Unis grâce à une antenne cornet abritée sous une bulle gonflée à l'air sous pression, le Radôme (de la contraction de radar et de dôme). L'antenne du Radôme restera en service jusqu'à 1985 puis sera classée Monument Historique en septembre 2000.

  Projet de la station lunaire - 1993-1995

Cette maquette, développée sous la direction de l’institut de médecine et de physiologie spatiales MEDES, représente un projet d’avant poste prévu pour se poser et s’activer automatiquement à la surface de la Lune. Cette base lunaire, dont le design satisfait l’ensemble des besoins humains, peut accueillir une équipe de sept spationautes pour vivre et travailler sur quatre étages. Elle offre une surface habitable de 594 m 2 intégrée dans une bulle en kevlar et de téflon de 2145 m 2 contenant de l’air à pression atmosphérique.

  Diaporama sur la base spatiale d’Hammaguir 2007

Ce diaporama invite à découvrir les infrastructures et les différentes installations destinées aux missions spatiales françaises en Algérie de 1947 à 1967. Un reportage du photographe Henri Cartier-Bresson réalisé en 1967 offre également un aperçu sur la vie quotidienne des français qui ont participé à cette aventure.

  Plan d’Hammaguir - 1963

Ce plan réalisé en 1963 montre l’installation en plein désert de la base spatiale d’Hammaguir : les bases de lancement Blandine, Bacchus, Béatrice et Brigitte, les moyens techniques d’accompagne-ment, ainsi que la zone de vie.

  Projets d’aménagement de véhicules spatiaux - 1950-1960

A partir des années 30, le designer Raymond Loewy modifie le monde des objets usuels du paquet de cigarette à la voiture. En 1967, la NASA fait appel à son talent pour étudier l’environnement des spationautes. Il établit à partir de ce travail un projet de station habitée : loin des réalisations modernes, son hôtel de l’espace propose des architectures spacieuses et colorées.

  Premières vacances sur la Lune

En 1969, l’homme met pour la première fois le pied sur la Lune ; toutefois, les représentations d’explorations de territoires extraterrestres sont apparues bien avant cet événement. En 1967, Marc Heimer, inspiré par les images du film « Louna » de la Lennaoutchfilm, imagine les vacances hors du commun d’un petit garçon dans la bande dessinée «Premières vacances sur la Lune »

  Science et Vie - 1948

Parallèlement aux essais que les américains poursuivent en 1948 dans le Nouveau-Mexique sur la fusée V2 nazie, une version plus perfectionnée appelée « Neptune » voit le jour. Plus petite et plus fuselée, cette nouvelle génération devait atteindre une vitesse de 7200 Km/h à plus de 380 km d'altitude contre seulement 180 km à l'époque pour le V2.


  Science et Vie -1953

Au début des années 1950, la fusée postale est imaginée pour acheminer à très grande vitesse le courrier. Expérimentées, avec plus ou moins de succès, dans de nombreux pays, le coût matériel élevé et les nombreux échecs des essais conduisent à l’abandon des fusées postales.


  Esquisses de modules spatiaux - 2005

En 2005, EADS Space Transportation établit un projet de véhicule d'exploration avec équipage (CEV) qui doit remplacer les navettes spatiales américaines d'ici 2010-2014. Les esquisses d’aménagement réalisées en réponse à l’appel d’offre de la NASA devaient permettre au véhicule de fournir un espace de vie accru aux astronautes ainsi que de l'énergie par l'intermédiaire de panneaux solaires dans une masse cumulée (avec l'ensemble des propulseurs) de 20 tonnes.


  Intérieur de la station spatiale Mir - Années 80

L’architecte soviétique, G. Balochova, s’est particulièrement intéressée à l’aménagement des véhicules spatiaux et notamment à celui de la station spatiale MIR, qui est restée en orbite terrestre de 1986 à 2001. Avec ses 100 tonnes, la station Mir était aussi grande que six autobus et ressemblait de l’intérieur à un étroit labyrinthe, envahi de tuyaux, de câbles et d'instruments scientifiques, ainsi que d'objets de la vie quotidienne, tels que des photos, des dessins d'enfants, des livres mais aussi une guitare. Elle abritait généralement trois hommes d'équipage, mais elle en a parfois accueilli six pendant un mois.


  Programme de films de fiction

Caractérisée par sa capacité à permettre le départ ou l’arrivée des voyageurs spatiaux, la base spatiale est systématiquement présentée dans les films de fiction comme un élément particulier de réseau. Sa forme particulière nous renseigne sur le type de voyage proposé : si les « portes » rondes semblent être associées à des « voyages » pragmatiques et stratégiques, les autres décli-naisons sont privilégiées pour les « voyages » symboliques et métaphysiques. Simple « base » dans les représentations cinématographiques de l’Espace, la sélection diffusée propose à chacun d’y construire sa propre aventure.


  Sélection de Bandes dessinées

Dans l’univers de la bande dessinée, toutes les fantaisies sont permises pour évoquer les bases spatiales, l’arrachement des spationautes, l’Ailleurs visité et le retour. Rares sont les auteurs qui s’efforcent de trouver une inspiration documentaire. La contrainte principale qu’elle engendre l’explique peut être : se limiter à un point de vue géo et anthropo-centré quand le bonheur des bulles appelle à toutes les inversions extraterrestres.


L'arrachement

  Chambre de combustion du moteur Viking - 1975

Le moteur Viking motorisait les 2 premiers étages des lanceurs Ariane 1 à 4. Injectés sous forte pression dans la chambre de combustion, un combustible et un comburant sous forme liquide, brûlent spontanément dès qu’ils se trouvent au contact l’un de l’autre, atteignant une température proche de 3 000°. Ce moteur utilisait des ergols chimiques stockables et délivrait une poussée comprise entre 77 à 82 tonnes selon les versions.


  Fusée de la bande dessinée Objectif
Lune
d’Hergé


Apparue dans Objectif Lune et réutilisée dans On a marché sur la Lune, la « fusée de Tintin » tire son design d'un dessin assez classique de la science fiction des années 1930 à 1950. L’engin à étage unique capable de décoller et de se poser verticalement reprend dans une déclinaison rouge et blanche le motif à carreaux apparu sur la fusée allemande V2.


  Fusée éducative « Iphigénie-2 »
fin des années 60


Iphigénie 2 est la deuxième fusée du club CLES FACIL de l’INSA Lyon. Elle avait pour objectif d'étudier un nouveau système de séparation des modules d'éjection du parachute de récupération. Elle témoigne surtout de l’attrait qu’ont toujours incarné pour la jeunesse les moyens d’accès à l’Espace.

  Juicy Salif presse-citron - 1988

Modèle exemplaire du design des années 80, le presse-citron Juicy Salif aux lignes courbes et élancées dessiné en 1988, par Philippe Starck, renvoie aux inspirations spatiales du nouvel aérodynamisme de l’époque.

  l’Homme dans l’Espace - Série d’assiettes - 1966

Décorateur d’intérieur, Piero Fornasetti est l’une des plus éclectiques figures artistiques du XXe siècle. La production d’objets et de meubles de ce créateur italien est pleine d’humour et d’élégance. Cette série d’assiettes en porcelaine, qui date de 1966, a été réalisée pour Paris Match. Intitulée L’homme dans l’Espace, elle illustre la fascination que le cosmos a pu exercer sur cet artiste.

  Fusées-lampes - Années 50

Réalisées en métal chromé, plexiglas et pâte de verre, ces objets décoratifs inspirés de projets spatiaux des années 50 témoignent d’une époque où la croyance au progrès technologique était extrêmement puissante et inspirait de nombreux objets de la vie quotidienne.

  Aspirateur Tornado - Années 50

L’aspirateur Tornado, réalisé en toile, métal, bois, et bakélite, est inspiré des fusées à décollage sur rampe horizontale que l’on trouve dans la science-fiction. Les trous d'aération du moteur figurent les hublots du poste de pilotage, comme dans les vaisseaux des bandes dessinées « Buck Rogers » (période 1925-1945).

  Enveloppes sur l’histoire des fusées européennes - 1932-2002

Ce diaporama établi grâce au fonds de l’Association Astrophilatélique de France retrace l’histoire des fusées européennes en trois grands volets. Les années 20 ouvrent l’ère de l’astrophilatélie, mise en place pour financer les travaux des scientifiques grâce aux fusées postales. Durant la seconde guerre mondiale les fusées V2 développées par Wernher von Braun à Peenemünde sont célébrées sur ces documents. Enfin, les années 50 marquent le début de l’ère spatiale moderne (fusée sonde, missile balistique et lanceur européen).

  Zig et Puce bande dessinée - 1935

Tandis que l’astronautique n’en était qu’à ses balbutiements, la bande dessinée envoyait déjà ses héros sur d’autres planètes. En 1925, Le Dimanche illustré commence à publier dans ses feuilles un futur best-seller : les aventures de Zig et Puce. On retrouve dans ces dessins d’Alain Saint-Ogan l’histoire de deux enfants avides de parcourir le monde et l’outre Terre avec des épisodes les emmenant « Au pays des Ténèbres » sur Vénus.

  « Les Cosmonautes – La Conquête de l’Espace»

Ce jeu édité par Gaston Girard en 1966 est illustré par les dessins de Jean Texier. Les motifs des cartes sont inspirés de l’architecture fonctionnaliste et sont construits à partir de formes géométriques.

  Maquette de vaisseau habité chinois Shen-Zhou 2003

Inspiré du vaisseau habité Shen-Zhou, utilisé par l’agence spatiale chinoise pour effectuer les vols habités chinois, cette maquette a été éditée quelques semaines après le vol de Yang Liwei, premier « taikonaute » (le 15 octobre 2003).

  Vecteur 1 - 1989

L’oeuvre de Miguel Chevalier Vecteur 1 symbolise pour l’artiste l’idée de communication. En effet, la fusée est largement utilisée pour mettre en orbite les satellites qui nous transmettent des sons, des images et des données, captées par des paraboles terrestres, permettant à la fois de relier l’homme à l’espace mais également relier les hommes entre eux.

  Costume inspiré du moteur Vulcain d’Ariane 5 1997

Créé en 1997 à l’occasion de l’exposition-spectacle conçue et mise en scène par Alain Germain pour le 250e anniversaire de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées, ce costume est inspiré du moteur Vulcain placé sous l’Étage Principal Cryotechnique (EPC) d’Ariane 5, le lanceur européen. Ce moteur est capable de développer une poussée de 137 tonnes grâce à l’expulsion de 173,5 tonnes de combustibles en 9 minutes.

L'ailleurs

  Spectro-imageur infrarouge OMEGA - 2003

Le spectro-imageur OMEGA (Observatoire Martien pour l'étude de l'Eau, des Glaces et de l'Activité) a été lancé en juin 2003 à bord de MARS EXPRESS, première mission martienne européenne. Après sept mois de voyage, cet instrument a livré la première cartographie du sol martien grâce à l’analyse de la lumière solaire visible et infrarouge, réfléchie par le sol. Pour la première fois, OMEGA a effectué des images spectaculaires des vastes banquises permanentes, et montré que l'on trouve également de la glace d'eau à la surface de Mars.

  Carte d’observation de Mars par OMEGA - 2003

Cette carte en fausse couleur, réalisée à partir des données récoltées par l’instrument OMEGA, indique, dans ses parties colorées, les altitudes des zones de la surface de Mars balayées par la sonde. Cette carte dont les différentes couleurs indiquent les altitudes des terrains cartographiés sur Mars est une étape intermédiaire à la réalisation de la carte finale, qui permettra de déterminer les zones d’atterrissage des futures missions spatiales.

  Scaphandre de vol « Sokol » de Claudie Haigneré 1996

La mission Cassiopée qui a décollé le 17 août 1996 de Baïkonour emportait à son bord Claudie Haigneré, spationaute expérimentateur et responsable du programme scientifique mené à bord de la station MIR. Pendant les seize jours de la mission, l’équipage a mené la totalité des études prévues, qui portaient sur la physiologie cardio-vasculaire, les neurosciences, la biologie du développement animal, ou encore la physique des fluides.

  Modèle Terre-Lune - 1967

L’année 1965 marque une rupture dans l’histoire de la mode et ouvre la voie à tout un courant inspiré par le spatial. Fasciné par la conquête spatiale et le rêve d’un être nouveau, Pierre Cardin développe alors une collection unisexe intitulée Cosmos. La tenue présentée illustre de nombreux aspects caractéristiques de cette période : jupe découpée, couleur rouge, chapeau casque…

  Ladders to the Stars II - 1965

Ladders to the Stars II est une oeuvre cinétique réalisée en 1965 par Frank J. Malina. Cet artiste américain pionnier en art cinétique et ingénieur en aéronautique traduit par ses recherches artistiques sur la lumière pure et le mouvement, la fécondité des relations que l'homme entretient avec le cosmos.

  Films d’artiste : Brilliant Noise, Semiconductor, 2006. Zero G Art, Pierre Comte, 2001. Cosmic Dancer , Arthur Woods, 1993

ées du perpétuel renouvellement de nos perceptions, de nos représentations et de nos connaissances issues de la recherche ou l'activité spatiale. Les trois artistes présentés dans cette séquence sont représentatifs de ce mouvement : Semiconductor, grâce à un travail sur les données brutes, réunit les plus beaux moments de l'activité du soleil, invisibles à l'oeil nu. Brilliant Noise nous fait voyager dans les données radio et électromagnétiques ; les particules d'énergie et le vent solaire sont portés par une bande-son qui fait ressortir les forces invisibles entrant en jeu à la surface du soleil. Pierre Comte et Arthur Wood utilisent, quant à eux, le milieu encore peu accessible de l'impesanteur comme support de Prisma et Cosmic Dancer, leurs oeuvres mobiles respectives. Ces objets inertes, lorsqu'ils sont plaqués au sol par l'attraction terrestre deviennent, dans les stations spatiales des objets cinétiques, tactiles et ludiques pour les spationautes. Cosmic Dancer, première sculpture arrivée à bord de MIR en 1993, a disparu lors de la destruction de la station le 23 mars 2001, Prisma est quant à lui toujours dans la station spatiale internationale depuis que Claudie Haigneré l'a apporté en 2001.

  Mesures transmises par l’expérience DISR lors de l’atterrissage de la sonde Huygens sur Titan - 2005

Le 14 janvier 2005, la sonde Huygens rentre dans l’atmosphère de Titan après un voyage interplanétaire de plus de sept ans. Cette animation compile les différentes données enregistrées par le spectro-imageur DISR (Descent Imager-Spectral Radiometer) pendant la descente et jusqu'à l’atterrissage de la sonde : évolution des images captées par la sonde lors de sa descente, trajectoire de la sonde, mouvements du parachute, ou encore direction de la vue de Huygens.

  Les Terres du Ciel - 1884

ète Mars. Gravure noir et blanc de Paul Fouché, représentation de glace et d'eau sur Mars. Cette gravure des canaux de Mars, offre une représentation typique de cette planète à la fin du XIXe siècle. La théorie des « canaux » s'avérera n'être qu'une illusion d'optique mais l'existence d'eau sera confirmée par les sondes Mars Odyssey et Mars Express en 2003.

  Sciences et Avenir n°238 -1966

En décembre 1966, le magazine Sciences et Avenir consacre un dossier spécial au futur programme Apollo. Ces dessins des chercheurs de Général Electric illustrent de manière réaliste les différentes étapes de l'exploration lunaire telles qu'ils les envisagent en prolongement du programme Apollo. Ils imaginent des modules d'exploration ainsi que des laboratoires qui pourraient servir à établir de bases semi permanentes pouvant abriter jusqu'à douze hommes durant six mois.

Le retour

  Tête de fusée Vesta et guenon Martine -1967

Filmée par une caméra embarquée, la guenon Martine a été envoyée dans l'espace par le premier tir de Vesta 4 lors de la campagne de tir de mars 1967 à Hammaguir. Ce vol devait tester la capacité de Martine à exécuter une tâche motrice précise : pendant le vol la caméra située devant l’animal filmait son visage tandis qu’une autre enregistrait les mouvements de sa main sur la plaque à boutons, de plus un électroencéphalograme, superficiel et profond, était enregistré de façon continue.

  Maquette au 1/40e d’une montgolfière infrarouge (MIR) - 2006

Cette maquette au 1/40e d’une montgolfière infrarouge (MIR) a été réalisée par Zodiac International. Ce type de ballon est largement utilisé pour l’étude de l’ozone dans les zones polaires, car c’est le seul « véhicule spatial » capable de faire des mesures in situ . Pour ce type de véhicule qui ne prend sa forme définitive que dans la haute atmosphère, la maquette est la seule manière de montrer au public un véhicule spatial aussi surprenant et de lui en faire apprécier l’échelle.

  Collecteur de poussières extra-terrestres FRECOPA - 1984

Le plateau français FRECOPA (FREch COoperative PAyload) installé à bord du satellite LDEF (Long Duration Exposure Facility) de la NASA était prévu pour ne passer que six mois en orbite. L’expérience qui avait comme objectif d’étudier le vieillissement de certains matériaux en environnement spatial à travers plusieurs échantillons passa finalement plus de soixante-neuf mois en orbite basse à cause de l’organisation des vols de la navette américaine, seule capable de ramener sur Terre ce genre d’engin.

  Mémoire à tores - 1959

En 1953, Jay Forrester du MIT invente la mémoire à tores de ferrite qui permet de réaliser des mémoires rapides et sûres. Très rapidement, elles remplacent tous les autres systèmes existants et contribuent à l’essor des ordinateurs. Les tores magnétiques en oxyde de fer ont l’avantage de pouvoir êtres magnétisés très rapidement, en quelques millionièmes de seconde, et de rester magnétisés indéfiniment.

  Météorite Canyon Diablo - 1890

Tirant son nom de l’endroit où elle a été trouvée en 1890, la météorite Canyon Diablo est exceptionnelle par sa taille et sa nature. Elle présente en effet une composition remarquable: superbe octahédrite de 387 kg, elle contient des microcristaux de diamants. Cette particularité remarquable donne sa part de mystère à cette météorite.

  Prisma - 2001

Structure composée de 14 petites sphères en métal peint de 2,5 cm articulées sur un axe, Prisma tire son nom des 7 couleurs révélées par la décomposition de la lumière à travers un prisme. Il s'agit d'une demonstration de l'apport esthétique offert par la microgravité : l’objet de Zero G Art est sans signification au sol, plaqué par l’attraction terrestre, il ne prend vie qu’en situation d’impesanteur, devenant à la fois un objet cinétique, tactile et ludique.

  Échantillons lunaires Apollo 11 - 1969

Le 16 juillet 1969, Neil Armstrong foule le sol lunaire pour la première fois dans l’histoire de l’Homme. Les astronautes américains d’Apollo 11 rapporteront de cette mission des échantillons lunaires, dont quelques grammes seront offerts, accompagnés symboliquement d’un drapeau tricolore, au peuple français par le président Richard Nixon.

  Médaille commémorative Spacelab - 1998

Cette médaille a été réalisée à partir du métal qui a volé lors d’une mission du laboratoire à microgravité modulaire Spacelab. Deux exemplaires de ce compartiment habitable ont été construits par l’ESA et ont été utilisés lors de 16 missions entre 1983 et 1998 pour des recherches scientifiques, technologiques ou appliquées dans de nombreux domaines.

  L’euro de l’Espace - 2001

En 2001, lors de la mission spatiale franco-russe Andromède une pièce de 1 euro est emportée par Claudie Haigneré à bord de la Station Spatial international afin de conférer une valeur symbolique à cette monnaie qui allait entrer en vigueur le 1er janvier 2002 dans de nombreux pays d’Europe.


 



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