IPSAV (Inventaire du Patrimoine Spatial Audiovisuel)


L’Inventaire du Patrimoine Spatial AudioVisuel (IPSAV) rassemble plusieurs types d’éléments : documentaires, reportages, films d’archives, films amateurs, films de fiction, extraits radiophoniques, chansons, …
La diversité de la provenance des documents recensés apporte une remarquable variété de points de vue sur l’aventure spatiale. De plus, cet ensemble de plus de 170 matériaux répertoriés (situation en janvier 2011) est susceptible d’être utilisé de manières diverses : document brut, montage documentaire, analyse historique, dialogue avec un autre élément patrimonial (instrument, œuvre d’art, …). Enfin, l’inventaire audiovisuel, sans doute plus que tout autre, permet de mettre à jour des ressorts surprenants ou des personnalités méconnues et de renouveler ainsi la compréhension de l’histoire de l’Espace.

Les documentaires
Les sources documentaires recensées se distinguent des matériaux bruts dans lesquels les histoires s’écrivent autrement. Récits de tournages, d’humeurs humaines, de faux départs, d’attentes…côtoient contextes historiques, enjeux montrables et événements cachés.
Ce corpus se constitue de manière très hétérogène et provient de productions institutionnelles et industriels, des archives militaires, d’images réalisées par des particuliers, mais aussi d’actualités cinématographiques (Pathé Gaumont) et de la diffusion télévisuelles (INA).

Les films de fictions
Les Etats-Unis, grand producteur de films fantastiques de série Z et de chef-d’œuvre prémonitoires, offrent la plus grande diversité.
La Russie quant à elle a produit quelques œuvres d’exception surtout dans les années 1920-1930.
En France, les films de Science-fiction existent malgré une désaffection pour le genre. L’inventaire en dénombre une quarantaine dont la moitié sont des films d’animation.

Les archives sonores : chansons, archives radiophoniques et mémoire orale
Une première recherche a permis d’identifier plus de 120 chansons écrites en français (situation début 2010). Des titres et des interprètes très divers du Soleil et la Lune de Charles Trenet à Mais que fait la Nasa ? de Paris Combo en passant par Contact chantée Brigitte Bardot.
Les archives radiophoniques, qu’elles soient issues de radios publiques comme France Inter, France Info ou France culture ou privées comme Europe 1 ou RTL, constituent un immense corpus. Il nous offre d’une part un panorama des actualités spatiales traitées à la radios et d’autre part, nous permet de voir comment celles-ci étaient perçues par la société.
La mémoire orale qui est basée sur le recueil volontaire de témoignages de personnalités du monde spatiale constitue quant à elle une strate très particulière des archives sonores. Cette mémoire orale permet notamment de compléter des archives écrites lacunaires.

La connaissance de ce matériau a permis, d’une part dans le domaine radiophonique, de nouer des partenariats qui ont conduit à des coproductions commercialisées et, d’autre part, à mettre en place des programmes audiovisuels qui viennent enrichir des manifestations ou des expositions


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