IPSI (Inventaire du Patrimoine Spatial Instrumental)


Depuis 2005, l’Observatoire de l’Espace, en association avec l’Association des Anciens du CNES, a engagé une action spécifique sur la partie instrumentale du patrimoine spatial en mettant en place le projet IPSI (Inventaire du Patrimoine Spatial Instrumental) afin de recenser et de documenter les objets spatiaux (modèles de vol, modèles de rechange, modèles de qualification, prototypes, sous-systèmes, composants divers, …) présents chez les partenaires du CNES : musées, laboratoires, universités, industriels, associations et particuliers. Il s’agit aussi bien des instruments embarqués que des moyens sols ayant participé à des projets spatiaux, qu’ils soient civils ou militaires. Chaque instrument répertorié fait l’objet d’une fiche de renseignements dans la base de données interne spécifiquement créée pour le projet.

Le recensement des instruments spatiaux et la collecte de la documentation qui leur est associée répond à plusieurs objectifs. Le premier est l’identification du patrimoine inventorié, qui permet d’assurer une valorisation plus efficace et plus pertinente des activités spatiales. Celle-ci s’effectue notamment lors de l’organisation d’expositions dans les musées partenaires de l’Observatoire de l’Espace, au travers de prêts ou de dépôts, ainsi que, chaque année, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine et des autres évènements à l’initiative du CNES.

D’autre part, il peut permettre d’éviter la disparition pure et simple du patrimoine présent dans les établissements partenaires. Dans certains cas, l’Observatoire de l’Espace peut même être amené à prendre des mesures de conservation de certains équipements menacés.

En outre, le projet IPSI, au fur et à mesure de sa progression, permet de créer, dans les laboratoires, les universités, les musées et les industriels, une véritable communauté d’interlocuteurs impliqués dans la démarche liée au patrimoine spatial.

Au niveau français, le nombre d’instruments à inventorier est estimé à 1300, qui se répartissent dans les laboratoires et universités (environ 500), chez les industriels (environ 500) et dans les musées (environ 300). Au mois de janvier 2011, plus de 700 instruments ont été recensés chez 53 partenaires.