Mona Cara
  © Camille Riou

Mona Cara en résidence de création

L’artiste, dont le travail évolue autour du tissage et de la sculpture, élabore un projet d’œuvre où la notion d’altérité dans le milieu extra-terrestre sera prépondérante.
À travers le tissage jacquard, Mona Cara crée des œuvres souvent monumentales, inscrites dans la lignée de la tapisserie d’histoire. Durant cette résidence de création, elle revisitera cette fois l’histoire de l’aventure spatiale avec son univers nourri par l’artisanat, la technologie industrielle et la culture populaire. Elle expérimentera un travail qui se situe entre fabrication d’objets spatiaux en textile et théâtre d’objets. Sous son impulsion, toute une nouvelle population viendra peupler le cosmos, tels le satellite Fraise et ses complices, témoignant de l’altérité foisonnante du milieu extra-terrestre.

Née en 1997, Mona Cara vit et travaille à Paris. Formée aux Beaux-Arts de Paris et aux Arts Décoratifs, Mona Cara développe une pratique du tissage, de la sculpture et de l’installation. Ses fresques textiles, foisonnantes et colorées, oscillent entre émerveillement et chaos. Nourri de références à la pop culture – de Doctor Who à Peppa Pig –, son univers détourne les codes de l’enfance pour révéler les fractures de notre époque. En provoquant volontairement des erreurs et des glitches dans le tissage, elle introduit des failles poétiques dans la rigueur industrielle de la machine : les motifs se désagrègent, les couleurs explosent, les images se brouillent. Récompensée par le prix du public de Crush (Gaël Charbau, 2021), elle a notamment participé à la Biennale de Lyon (2024), effectué des résidences à la Villa Panthéon et à Solar dos Abacaxis (Rio de Janeiro), et exposé au Stedelijk Museum près de Rotterdam. Ses œuvres ont rejoint les collections publiques françaises du MAC Lyon et du FRAC Occitanie. En 2025 – 2026, elle présente sa première exposition personnelle à la Galerie Idéale (Paris), ainsi que des expositions au PARCC de Labenne et au Centre d’Art Le Safran à Amiens.
Elle est représentée par la Galerie Idéale, à Paris .